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ESCC – Luc/Primaube III           1-2

 

 

Match 20h – Terrain : nikel - Arbitrage : très bon au centre mise a à part une décision, rien à faire pour les assistants et quand il fallut le faire, cela ne l'a pas fait ! (vous suivez encore ?) - Temps : parfait mais orageux - Température : 14° - Esprit du match : excellent - Spectateurs : 650  – 3ème mi-temps : Nous sommes maitres de notre destin pour cette mi-temps, la seule où nous sommes à mêmes de gérer la totalité des paramètres. Merci à tous, ainsi qu’aux filles, d'avoir montré qu'on assumait à se rendant chez notre coéquipier aux espadrilles les plus célèbres d'Aveyron

 

 

                                                                                                                              

Compo : Fa, Sim, Yo, Cédric, Flo, Ga, Thom, Paul, Cyril, Enzo, Juju, Patxi, Kevin et Ben.J

 

 

 

            "Le stade était noir et blanc. Et acquis à la cause de l'ESCC pour sa majorité. Une fête du football, un évènement unique. Le groupe un avait alors répondu aux attentes de tous, en amenant ce jeune club dans ce stade "mythique" pour tout footballeur amateur aveyronnais. La saison 2014-2015 de l'ESCC était alors historique".

 

            Puis là le réveil sonnait... La passion pour le football avait poussé le vice à paramétrer en sonnerie un coup de sifflet d'arbitre. Comme pour valider un but. Un clin d'œil du destin. Clin d'œil tellement frustrant.

            Le rêve prenait fin.

 

            «Tout commence par un rêve. Ajoute la foi et cela devient une croyance. Ajoute l’action et cela devient une partie de la vie. Ajoute la persévérance et cela devient un objectif en vue. Ajoute la patience et le temps et cela se termine par un rêve devenu réalité» - Doe Zantamata

           

            Mais alors que faire ? La patience et le temps, on l'a pris et appris, parfois à nos dépends. Entre éliminations prématurées à digérer, qualifications adverses bizarrement obtenues il y a 3 ans et autres scénarios improbables, l'ESCC a du passer outre certaines désillusions. Et donc ajouter de la persévérance pour redonner corps à un objectif. Un objectif avoué. Partagé par tous. Une conquête qui rassemble tout le monde. Toutes les composantes du club. Loin de toute prétention ou autre effet d'annonce.

            En être, donc, partie prenante ajoutait logiquement le fait d'être acteur et responsable de ce qui allait et devait arriver. Une partie de notre vie donc. Sportive, évidemment. Enfin quoique, peut être un peu plus pour certains…

            Enfin, la foi et la croyance. Encore heureux que l'on se devait d'y croire. Une fois, on y a cru jusqu'à une poignée de secondes de la fin puis tout s'est retourné en notre défaveur, il y a deux ans. Il fallait donc cette fois-ci, débuter par un rêve mais aussi le maitriser, le gérer et répondre présents collectivement mais aussi individuellement. Etre ainsi capable, sur un plan individuel, d’être irréprochable en terme d’investissement personnel, sortir une performance qu’on estimerait totale et accomplie en terme de débauche d’énergie, efforts & sacrifices tout en préservant sa lucidité et sa discipline. Le tout pour le collectif. Vaste programme.

            Puis gérer ou composer avec l'influence et le poids de paramètres aléatoires : la météo, la préparation, la connaissance de l'adversaire et tout ce qui n'était pas, directement, gérable...

           

            C'est juste désormais qu'il va falloir arrêter de nous réduire à néant nos rêves... C'est nul, puis après ça frustre et attriste tout le monde. Et certaines paroles vont dépasser nos pensées, puis risquer de sortir de la ligne de conduite que le club applique et tente de préserver depuis sa création. Le respect des institutions mais aussi de l’adversaire et du corps arbitral sont des priorités du club. Chose qu’on s’est toujours évertuée à faire. Ce n’est pas un effet d’annonce, il suffit de remonter l’ensemble des articles relatant les presque 200 matchs de l’équipe fanion depuis 6 saisons… Mais il faut, aussi et surtout, une certaine réciproque…

 

            Car cette fois le rêve était plutôt réel et légitime pour cette demi-finale.

 

            Et d'ailleurs pour revenir au match réellement, tout avait plutôt bien débuté pour l'ESCC. Le round d’observation durait 5 bonnes minutes. De part et d’autre, les fondamentaux d’élaboration d’action collective étaient laissés de côté dans un premier temps. Le jeu long et direct prédominait et ce, des deux côtés. Toutefois, les consignes étaient claires côté adverse : si l’on pouvait mettre un bon petit taquet à Kevin dans les premières minutes, ce ne serait pas plus mal. Le constat était dressé au bout de 15 secondes, sur le premier ballon. En terme de malice, on a connu mieux !

            La première frayeur venait du milieu gauche adverse, son centre lobait toute la défense et c’est Simon qui dégageait en dernier recours. Une action qui allait se répéter fréquemment. Le jeu adverse penchant, à outrance, côté gauche.

            Toutefois, l’ESCC progressivement se montrait plutôt dangereux, Paul allumait la première mèche sa frappe pied gauche fuyait le cadre de peu. Les adversaires réagissaient sur un CF direct bien détourné par Fa. De plus, les CPA amenaient un danger constant sur le but du portier adverse, plutôt fébrile en début de match. D’ailleurs Patxi, servi par Simon en profondeur devançait la sortie du gardien pour dévier pour Paul, qui ouvrait le score à la fin du premier quart d’heure.

            Le premier tournant du match allait intervenir. Alors que le travail de destruction suivait son cours sur Patxi et Kevin (3 interventions défensives en 15 minutes ou le ballon n’était que secondaire), ce dernier héritait d’un ballon à 40 m des buts adverses, sa course vers l’avant l’amenait en 1/1 face au 5 adverse qui, à l’entrée des 18m le stoppait irrégulièrement après avoir été effacé par Kevin. Le carton rouge était ultra évident. Règlementairement on parle d’anéantir une action de but (en l’occurrence ici un face à face avec le gardien de but…en terme d’action franche, difficile de faire mieux …) et non de dernier défenseur !!! L’interprétation ne doit pas différer, que cela soit la 20ème ou la 90ème. Et pourtant, ce fut bien le cas.

            Paradoxalement, ce coup du sort allait mettre en difficulté l’ESCC qui, depuis le but, reculait trop. Si les CPA dans les 25 derniers mètres étaient plutôt bien négociés, l’ESCC se faisait punir par deux fois sur deux actions copie-conforme. Deux CPA sur le côté gauche adverse, déviés deux fois, trompaient Fa en moins de deux minutes, dont le second 3mn avant la MT. Une action symbolique de cette saison…

            Et pourtant, par deux fois l’ESCC avait eu entre temps l’occasion d’alourdir le score. Quand Flo voyait sa frappe pied gauche terminait sur le filet et quand Kevin poussait un défenseur au quasi irréparable, le retour de ce dernier obligeant le portier adverse a détourné sur la transversale son intervention.

            Le premier acte se concluait. Au déroulement et au contenu amers. On ne reviendra pas sur le déroulement mais sur le fond, l’ESCC ne parvenait pas à enchainer assez de séquences collectives au sol afin de mettre en difficulté les pensionnaires de 1ère division. Thom et Ben.J, sous utilisés, voyaient leur influence sur le jeu très relative.

 

            Au retour des vestiaires et malgré 3 minutes timides qui voyaient les banlieusards ruthénois plutôt entreprenants, l’ESCC allait montrer un visage plus emballant. L’apport du banc s’inscrivait dans cette dynamique là avec notamment les entrées offensives de Cyril puis Gaël.

Alors que la première tentative voyait Kevin forçait trop sa frappe, la seconde n’était pas loin de faire mouche. Le double une deux Cyril-Kevin voyait le premier décalait Kevin idéalement mais sa frappe finissait sur le parking de Géant, à quelques hectomètres du stade.

            C’était ensuite la période des « gauchers ». Paul à la sortie d’un corner, armait une exceptionnelle demi-volée, magistralement détournée par le portier adverse, bien loin de la fébrilité du début de match. C’était ensuite à Simon de constater le talent de ce gardien. Après un slalom dans la défense, aussi improbable que magnifique, sa frappe était détournée. L’ESCC n’était alors que très peu mis en danger, Fa n’ayant que peu de choses à faire sinon à voir sa défense endiguer les offensives assez haut dans son camp. Toutefois, le temps s’égrénait. L’ESCC devenait plus brouillon dans les offensives mais restait menaçant sur CPA, notamment Simon qui « profitait » de l’ensemble des fautes de la base défensive. A dix minutes du terme, on ne savait même plus qui était averti tant les interventions défensives adverses étaient nombreuses, venant tester la solidité des chevilles noires et blanches.

            Alors que l’ESCC jetait ces dernières forces dans la bataille au-delà de toutes considérations tactiques, LPFC trouvait la barre transversale sur une tentative de son capitaine. On croyait alors à un signe du destin avant une future égalisation. Et en effet ! Cédric sur un dernier CPA à la médiane désaxait sa tentative pour mieux servir Patxi. A la réception de ce ballon à l’entrée des 6m, ce dernier déviait le ballon pour éviter la sortie du gardien. Ce qui fut chose faite. L’ESCC tenait son égalisation, en forme de belle revanche sur le scénario d’il y a deux ans. La partie des tribunes noire et blanche s’enflammait.

            Oui mais non, car le dégagement du défenseur adverse, après le franchissement de la ligne de but du ballon dans son intégralité, semait le doute. Pourtant difficile de douter quand l’évidence est là, n’est ce pas ? Toujours est-il que le corps arbitral ne validait pas ce but, pourtant réel. L’ESCC était injustement privé d’une prolongation méritée. Le parcours de l’ESCC prenait fin, sur un énorme goût d’inachevé…

 

            Malgré tout, difficile de parler de mérite. On ne mérite pas une victoire. On doit l’obtenir. L’ESCC a déjoué, en partie, une mi-temps puis a élevé son niveau d’un cran en seconde.  Mais ce ne fut pas suffisant. L’ESCC laisse-t’elle échapper sa qualif’ lors des deux tournants de ce match ? Oui, au moins en partie. Si au cours de la rencontre, l’ESCC avait fait preuve de suffisance, de manque d’investissement ou d’indiscipline, se cacher derrière ces deux décisions aurait été un aveu de faiblesse. Alors que là, même limité dans certains compartiments du jeu, pas ou insuffisamment au niveau dans d’autres, les noirs et blancs ressortent de ce match avec moins de regrets qu’il y a deux ans tant l’implication fut semble t-il adéquate. Il manquait seulement un coup de pouce du destin, un brin de réussite…comme un éternel fil rouge cette saison.

 

            L’ESCC se prenait à rêver d’un quasi improbable 3/3 ou d’un potentiel 2/3. Mais là ou la une a flanché, les filles n’ont pu mieux faire. Seule la 2 a réussi a sauvé le week-end.            

 

            Un merci particulier a toutes les personnes présentes autour des 3 stades ce week-end, pour les 3 demis finales. Une chose inédite. Merci pour tous les encouragements et gestes sympathiques (les gâteaux pour les filles !!!) en direction des trois équipes.

 

            Envoyer 3 équipes en finale aurait peut-être permis de donner encore plus de poids, d’importance, de représentativité au club au sein du football aveyronnais et de ses institutions. Une influence minime mais qui compte… Nous avons pu encore le constaté, à différentes reprises.

           

 

 

 

            Ah au fait, ce n'est que du football... Y'a beaucoup plus grave dans la vie, mais samedi, pour certaines personnes et 90 minutes durant, peu de choses étaient plus importantes que ce ballon. Y compris ces incertaines mais, pour autant, bien réelles trajectoires.

 

 

 

 

 

           

 

 

Buts : Paul

 

 

Passeurs : Patxi

 

 

 

 

 

 

Ballon d’or du match, récompense LE geste du match :

- Thom & Simon, reconnus, par les fins observateurs, comme satisfactions de la rencontre

 

 

 

Ballon d’eau fraîche du match, récompense le geste fair-play du match ou un esprit sportif évident :

- la fête du football. Tout simplement.

 

 

 

Ballon de plomb du match, récompense l’action loupée/foirée/contre-footballistique/marrante du match :

- Ben.J et le concept de "l'air tacle"

 

 

Crédits photos : Foot12

Regrets éternels

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