ESCC – US Réquista 0-1
=> La feuille :
Match : 20h00
Terrain : finalement, plutôt bosselé
Arbitrage : trio officiel de qualité
Temps : agréable
Température : 8°
Esprit du match : globalement bon
Spectateurs : 250
Arbitre Assistant : AA officiel
Amendes : bonne cuvée merci les retardataires…
3ème mi-temps : noyade
Le groupe : Gaé, Kev, Antho, Nono, Enzo, Phil, Cyril, Yo, Jjo, Cédric, Clém, Bastos et Ben.J
L’ESCC n’y arrivera décidément pas. Stoppé aux portes du dernier carré, les noirs et blancs quittent la Coupe d’Aveyron en quart de finale, un stade de la compétition qui habituellement, souriait à ces derniers quand il était atteint.
Pourtant l’ESCC avait tout pour aborder ce match sereinement. En effet, les deux dernières prestations en championnat avaient entretenu une dynamique positive, ce quart de finale se déroulait à domicile et le tout, devant une belle affluence. Mais il n’en fût rien.
D’un point de vue footballistique, la rencontre futtrès pauvre notamment le premier acte. Si l’ESCC débutait bien la rencontre avec deux grosses opportunités (demi-volée d’Antho et cafouillage dans les 6m), la suite de la rencontre était plutôt indigente. La rencontre tombait dans un faux rythme à l’intensité variable, hachée par de nombreuses fautes, enchainant quelques temps forts et de nombreux temps faibles.
A la mi-temps, il était clair qu’au regard des 45 premières minutes, le plus gros obstacle de l’ESCC à une éventuelle qualification serait le niveau de sa propre performance et surtout sa propension à ne pas déjouer. En effet, la formation adverse ne s’était montrée dangereuse que sur un CPA bien capté et une frappe à l’entrée des 18. Puis plus rien. Campés dans un 352 plutôt défensif avec le libero très décroché au niveau des 18, les visiteurs ne sortaient que par intermittence et plutôt timidement.
Ce constat allait être encore plus prégnant en seconde MT. Hormis deux corners, la formation adverse allait venir une fois dans les 18, lors du but à la 70ème.
Pourtant l’ESCC semblait être revenu avec plus d’intensité au début du second acte avec plus de mouvements, de courses, de dynamisme. Les noirs et blancs touchaient même le poteau vers la 55ème, un des tournants du match, tant l’ouverture du score est précieuse dans ce type de rencontre. Mais à l’heure de jeu, on retombait dans une configuration proche du premier acte. De plus, les différentes approximations techniques polluaient le jeu local qui en sus, avait tendance à être trop stéréotypé.
Après l’ouverture du score, la formation adverse allait être réduite à 10, suite en deux cartons jaunes logiques adressés au 7 adverse.
L’ESCC allait avoir les opportunités d’égaliser : Kevin d’une demi-volée trop croisée, Clem d’une tête décroisée sur corner et Bastos qui voyait sa tête repoussés sur la ligne suite à un autre corner.
Bien qu’en supériorité numérique les vingt dernières minutes, l’ESCC éprouvait de la difficulté à développer son jeu afin de véritablement déstabiliser la formation adverse arque boutée en défense. Cette dernière se contentait d’assurer logiquement l’essentiel pour ce genre de rencontre : ouvrir le score et préserver l’avantage. Malgré 15 dernières minutes où l’ESCC multipliait les centres et les CPA, l’équipe adverse résistait et s’imposait.
Difficile conclusion pour les noirs et blancs dans cette compétition, entre l’énorme frustration engendrée par cette élimination et la sensation de n’avoir jamais été en capacité de prendre véritablement le match en main. De plus, l’image affichée - plutôt médiocre - en terme de jeu devant une belle affluence et des personnes assistant rarement aux rencontres du club, n’est pas forcément représentative de ce que l’ESCC est capable de faire, renforçant la frustration globale. Laissant un goût très amer.
A la question d’avoir des regrets ou non, il est difficile d’y répondre. Oui, car avec un poil plus de réussite et sans se montrer très flamboyant, l’ESCC pouvait valider son ticket. Et non car pour avoir de véritables regrets, il aurait fallu que l’ESCC maitrise son sujet et se montre véritablement dominateur, chose que les locaux n’ont pas su faire, passant en partie à côté de l’évènement.
C’est, enfin, encore un peu plus rageant car l’année des dix ans du club, un parcours s’étendant quelques semaines de plus aurait été encore plus beau et symbolique. Et il serait venu récompenser également un groupe uni hors du terrain, pas simple coéquipiers. Mais le football ne récompense, malheureusement, pas ce genre de choses.
Buts :
Passeurs :
Ballon d’or du match, récompense le meilleur joueur ou LE geste du match :
- néant
Ballon d’eau fraîche du match, récompense le geste fair-play du match, un esprit sportif évident ou un élément notable positif :
- la présence d’un nombreux public local, auquel l’ESCC n’a pas fait honneur
Ballon de plomb du match, récompense l’action loupée/foirée/contre-footballistique/marrante du match :
- attribution collective
